Henri Claude Oyima , au cours de la passation de charges Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Après la formation, le 1er janvier dernier à Koula Moutou, d’un nouveau gouvernement de la République, le départ précipité d’Henri Claude Oyima reste une équation difficilement déchiffrable aux yeux de nombreux gabonais dont les interrogations suscitent également des questionnements.
Le célèbre banquier, pourtant reconnu comme étant un homme de rigueur, s’inscrit dans une logique de transformation profonde des mécanismes du système financier de l’État gabonais. Il n’a pas non plus démérité.
En bousculant les équilibres de rentes et des pratiques anciennes, Henri Claude Oyima se serait-il attiré les foudres des lobbies de prédation des finances publiques ? Notamment par la mise en œuvre des réformes qui, visiblement, ont bousculé certaines habitudes établies en ordre régalien. Parfois même des intérêts installés au sein de certains cercles qui ont toujours exclu des réformes orientées dans l’intérêt du plus grand nombre.
Une ambition affichée visant la restauration de l’économie du Gabon. Dans le but de préparer le terrain pour une économie plus souveraine, plus productives, plus juste, indique-t-on dans certains milieux du Gabon. Dont le succès de la mise en application dépendra de la cohérence, du courage et d’une réelle volonté politique.
Thierry Mocktar