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Gabon / Trois ans du CNAG : une dynamique nationale, des attentes au cœur des provinces 


Gabon /  Trois ans du CNAG : une dynamique nationale, des attentes au cœur des provinces 

Doungou Matoukou Eric Joslyn et quelques membres dans leur plantation Credit:© 2026 D.R./Le Radar

À l’occasion de son troisième anniversaire, célébré le 14 octobre 2026, le Conseil national des associations du Gabon (CNAG) entend consolider sa place dans le paysage associatif national. Dans la Ngounié, les responsables associatifs voient dans cette structure un cadre de représentation et de dialogue avec les pouvoirs publics, tout en appelant à un accompagnement renforcé pour concrétiser leurs initiatives locales.

Trois ans du CNAG : une dynamique nationale, des attentes au cœur des provinces

 

 
Trois ans après sa création, le Conseil national des associations du Gabon (CNAG) poursuit son engagement en faveur de la structuration du mouvement associatif. En fédérant les associations, les ONG et les coopératives affiliées, cette organisation ambitionne de contribuer à une meilleure prise en compte des préoccupations du secteur associatif dans les politiques publiques.

 

Au-delà de Libreville, cette mission prend une importance particulière dans les provinces, où les organisations locales sont confrontées à des difficultés matérielles et financières. À Ndendé et dans ses environs, dans la province de la Ngounié, les responsables associatifs expriment à la fois leur attachement à cette dynamique nationale et leurs attentes quant à ses retombées concrètes.

 

Le CNAG, un cadre de représentation pour les associations

 

Pour les organisations implantées dans les localités éloignées de la capitale, disposer d’un interlocuteur capable de porter leurs préoccupations auprès des autorités constitue un enjeu important. Le CNAG représente, à ce titre, un cadre susceptible de favoriser le dialogue entre les acteurs associatifs et les pouvoirs publics.

 

Cette perspective explique notamment l’adhésion de Doungou Matoukou Eric Joslyn, président de l’Association des ressortissants de Mbinambi Moubou, dans le département de la Louétsi-Wano, et représentant provincial du CNAG dans la Ngounié.

 

« Nous avons adhéré au CNAG parce que cet organe devait aider les associations villageoises qui ne sont pas du côté de Libreville à recevoir les subventions de l’État », explique-t-il.

 

Son témoignage met en lumière l’une des attentes majeures des associations rurales : bénéficier d’un meilleur accès aux dispositifs de soutien et disposer de relais pour faire connaître leurs besoins. Pour ces organisations, la structuration du mouvement associatif constitue une étape importante, à condition qu’elle s’accompagne progressivement de réponses adaptées aux réalités locales.

 

Des initiatives locales qui attendent un accompagnement renforcé

 

Sur le terrain, les associations ne manquent pas d’idées ni de volonté. Leur principale difficulté réside souvent dans la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre de leurs projets.

 

L’Association des ressortissants de Mbinambi Moubou en fournit une illustration. Selon son président, deux hectares ont déjà été débroussaillés en vue d’un projet agricole. Toutefois, faute de moyens financiers suffisants, les plantations n’ont pas encore pu démarrer.

 

« Pour le moment, nous n’avons pas les mesures d’accompagnement. Le CNAG n’a pas encore de budget pour essayer d’épauler les associations », regrette Doungou Matoukou Eric Joslyn.

 

Cette situation souligne l’ampleur des besoins auxquels sont confrontées les organisations locales. Elle rappelle également que la représentation associative, aussi importante soit-elle, doit pouvoir s’articuler avec des mécanismes d’accompagnement, de mobilisation des partenaires et de recherche de financements.

 

Pour les associations de la Ngounié, l’objectif est de transformer les initiatives déjà engagées en projets capables de contribuer au développement de leurs localités.

 

Une dynamique à consolider au plus près des provinces

 

Depuis sa création, le CNAG mène des activités en faveur des associations, des ONG et des coopératives affiliées. Parmi ses initiatives récentes figure une mobilisation financière destinée à favoriser l’obtention d’un siège pour la structure. Cette démarche traduit la nécessité de disposer d’un cadre de travail adapté pour renforcer son organisation et poursuivre ses activités.

 

La consolidation de ses moyens de fonctionnement apparaît ainsi comme un enjeu important pour la poursuite de ses missions. Elle pourrait également contribuer à renforcer les liens avec les associations établies dans les différentes provinces, dont les réalités et les besoins ne sont pas toujours identiques à ceux des organisations basées à Libreville.

 

Dans cette perspective, les attentes exprimées dans la Ngounié peuvent être considérées comme une contribution au débat sur l’avenir du mouvement associatif gabonais. Elles invitent à réfléchir aux moyens de rapprocher davantage les structures nationales des organisations locales, notamment en matière d’information, de formation, de partenariats et d’accès aux dispositifs de financement.

 

Trois ans après, quelles perspectives pour le mouvement associatif ?

 

À l’heure de son troisième anniversaire, le CNAG dispose d’une occasion de consolider sa dynamique et de renforcer sa proximité avec les organisations qui lui font confiance. Pour y parvenir, le développement de partenariats, la recherche de ressources et une meilleure circulation de l’information entre le niveau national et les représentations provinciales pourraient constituer des axes de travail importants.

 
Pour Doungou Matoukou Eric Joslyn, les attentes restent fortes dans la province qu’il représente.

 
« C’est pour cela que nous nous sommes mis derrière le CNAG, qui est la voix idéale pour aller discuter avec les autorités de la République. La Ngounié que je représente actuellement attend beaucoup du CNAG », affirme-t-il.

 

Ce témoignage traduit à la fois la confiance accordée à cette structure et l’importance des responsabilités qui lui sont associées. Pour les organisations locales, l’enjeu est désormais de voir cette dynamique de représentation se traduire progressivement par des possibilités concrètes d’action.

 

Le CNAG est ainsi appelé à poursuivre la structuration du mouvement associatif et à renforcer son rôle de relais entre les organisations citoyennes et les pouvoirs publics. Dans la Ngounié comme dans les autres provinces, la consolidation de cette dynamique dépendra notamment de sa capacité à faire converger les initiatives locales, les partenariats et les moyens nécessaires au développement des projets associatifs.

 

 

 

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