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Insécurité : pour Michel Ongoundou Loundah, la peine de mort n’est pas la solution


Insécurité : pour Michel Ongoundou Loundah, la peine de mort n’est pas la solution

Michel Ongoundou Loundah, l’ancien sénateur de la Transition et président du parti REAGIR Credit:© 2026 D.R./Le Radar

Le 8 janvier dernier, lors de son discours de présentation de vœux à l’administration, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a évoqué la possible réintroduction, par voie référendaire, de la peine de mort au Gabon afin de lutter contre l’insécurité grandissante et les crimes dits de sang. Cette déclaration a ravivé le débat et suscité de nombreuses réactions.

L’ancien sénateur de la Transition et président du parti REAGIR, Michel Ongoundou Loundah, s’est exprimé à ce sujet dans une tribune publiée ce jour sur Gabonreview.

Il y dénonce ce qu’il qualifie de « fuite politique en avant » et interpelle l’État sur sa responsabilité face à la dégradation sociale, éducative et institutionnelle qu’il estime être à l’origine de l’insécurité croissante dans le pays.

Pour lui, le référendum envisagé sur la peine de mort serait « un référendum de la honte » .

Face à une insécurité qu’il juge réelle et profondément ancrée dans le quotidien des Gabonais, le pouvoir envisage la réinstauration de la peine capitale comme réponse à la montée de la violence. Une approche que rejette Michel Ongoundou Loundah, rappelant que la justice « n’a pas vocation à se venger » , mais à protéger la société et à juger avec discernement.

Enlèvements, assassinats d’enfants, braquages à main armée et violences d’une extrême brutalité continuent de bouleverser la société gabonaise, installant un climat de peur dans les quartiers, les familles et les établissements scolaires.

Si la demande de protection est légitime, l’opposant estime toutefois que l’insécurité ne saurait être expliquée par un supposé laxisme judiciaire.

Selon lui, la criminalité trouve ses racines dans la paupérisation progressive des populations, la dégradation des conditions de vie et l’effondrement des politiques publiques.

Le recul du pouvoir d’achat, l’accumulation des charges, la détérioration des services essentiels et la fragilisation du système éducatif auraient contribué à rompre le lien social et à favoriser l’insécurité.

Rappelant que le Gabon n’applique plus la peine de mort depuis 1985 et qu’elle est formellement abolie depuis quinze ans, Michel Ongoundou Loundah estime que son absence ne peut être tenue pour responsable de la montée de la criminalité.

Pour lui, le véritable défi réside dans la reconstruction de l’État, la lutte contre la pauvreté et le renforcement des politiques sociales et éducatives.

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