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Vice-présidence de la République : Séraphin Moundounga lâché, serait-il rattrapé pour ses turpitudes ?


Vice-présidence de la République : Séraphin Moundounga lâché, serait-il rattrapé pour ses turpitudes ?

Séraphin Moundounga Credit:© 2026 D.R./Le Radar

Parmi les mesures phares prises par le Président de la République, lors de son récent séjour dans la province de l’Ogooué Lolo, visant à asseoir les institutions devant encadrer la marche en avant de la Ve République, évidemment figure, l’éviction de Séraphin Moundounga de la fonction de Vice-président de la République.

Une éviction qui pourrait être perçue comme étant une descente aux enfers. Considéré, quelque jours avant cette décision comme étant le premier proche collaborateur du chef de l’État gabonais, Séraphin Moundounga, depuis sa nomination, il y a un an, avait de la peine à mettre en œuvre le projet porté par la vision du Président de la République sur la transformation institutionnelle du Gabon.

Ancien Vice-Premier Ministre sous le régime déchu d’Ali Bongo dont il fut un des plus fidèles collaborateurs, Séraphin Moundounga a toujours été présenté comme un homme providentiel après son retour d’exil consécutif à la déconvenue de 2016 avec ses anciens camarades politiques.

Selon certains avis, le passage de Séraphin Moundounga dans certains départements ministériels serait également écorné par la mise en œuvre de réformes incohérentes.

Le contexte des dernières élections législatives et locales dans la province de la Nyana a-t-il acté la décision d’éviction du locataire du Petit Palais du bord de mer de Libreville ? D’aucuns sans véritablement le démontrer, y trouvent la raison de cette décision.

En effet, l’implication ouverte de Séraphin Moundounga dans ce processus électoral marqué par des tensions indignes à la transparence et à l’apaisement du débat démocratique et politique dans la Nyanga
auraient eu raison sur l’impartialité de l’ancien Vice-président de la République. Son implication directe dans un processus où il aurait pu être simple observateur a-t-elle fini par agacer le chef de l’État, garant des institutions de la République et de stabilité sociale du pays ?

Le départ de Séraphin Moundounga de la Vice-présidence de la République met également fin à l’ascension politique de l’ancien moniteur d’école de Moabi dans le microcosme politique gabonais après avoir occupé de hautes fonctions sous le régime déchu d’Ali Bongo et le poste de premier Président du Conseil économique, social et environnemental durant la transition militaire.

Thierry Mocktar

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