Cérémonie d’installation du nouveau président de l’UDR à Arambo Credit:© 2026 D.R./Le Radar
L’Union des démocrates républicains (UDR) a tenu son congrès hier à l’immeuble Arambo, à Libreville, marquant l’installation officielle de son président, Joël Pono Opapé, et la réaffirmation de son soutien au chef de l’État et chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, également président de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB).
Lire aussi
Dans son discours, le président de l’UDR, Joël Pono Opapé, a expliqué que la mutation de l’Union pour la République (UPR) en UDR visait à mettre fin au « tripatouillage des statuts » imputé à son ancien dirigeant, Gervais Oniane.
Le parti a profité de ce congrès pour dévoiler ses ambitions politiques : accompagner l’action du chef de l’État durant ses deux mandats, devenir la deuxième force politique du pays et présenter son propre candidat à l’élection présidentielle de 2039.
Ancien membre de la Majorité républicaine et sociale pour l’émergence (MRSE), l’UDR avait auparavant soutenu l’ex-chef de l’État, Ali Bongo Ondimba.
Son président a également dirigé les campagnes de Pierre Mamboundou, d’Ali Bongo Ondimba et de Brice Clotaire Oligui Nguema. Fort de cette expérience, il entend désormais repositionner son parti dans le paysage politique gabonais.
« Je suis prêt et bien outillé pour vous faire entrer dans la Ve République », a-t-il déclaré, ajoutant que l’objectif d’un parti politique est « d’exercer le pouvoir suprême ».
À moyen terme, l’UDR ambitionne de disposer de 50 élus nationaux et 250 élus locaux d’ici 2030, puis, à long terme, de 100 élus nationaux et 500 élus locaux, tout en préparant un candidat pour la présidentielle de 2039.
« L’accord que nous avons avec Brice Clotaire Oligui Nguema porte sur deux mandats, et au mandat suivant, l’UDR aura son propre candidat », a précisé le président du parti, appelant ses militants à se mobiliser et à écarter les « brebis galeuses » afin de regagner la confiance des Gabonais.
Par ailleurs, la nouvelle loi n°016/2025 du 27 juin 2025 impose une restructuration majeure des partis politiques, exigeant notamment 18 000 membres répartis sur l’ensemble du territoire, un siège physique, un compte bancaire et une représentation parlementaire ou locale. Les formations existantes ont jusqu’au 12 juin 2026 pour se conformer.