Une route du Grand Libreville ( JMK) Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Après plusieurs mois d’une accalmie jugée globalement acceptable par les populations, les coupures intempestives d’électricité refont surface dans le Grand Libreville et ses environs. Une situation qui ravive frustrations, inquiétudes et colère chez de nombreux usagers.
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« Les bonnes choses ne durent jamais », dit l’adage. Depuis quelques semaines, la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) alimente les différentes communes selon un rythme devenu saccadé, presque aléatoire. L’électricité va et vient sans préavis, plongeant régulièrement des quartiers entiers dans l’obscurité, à la manière d’une guirlande de Noël mal branchée.
Les conséquences, une fois encore, sont lourdes et bien connues. Fidèle à la logique selon laquelle les mêmes causes produisent les mêmes effets, ces coupures répétées entraînent la détérioration d’appareils électroménagers, la perte de denrées alimentaires et une baisse significative des activités commerciales fortement dépendantes de l’électricité.
Pour de nombreux opérateurs économiques, atteindre les objectifs devient un véritable parcours du combattant.
Les agents de la SEEG tentent de régler le problème
« Lorsque nous sommes plongés dans l’obscurité, nos produits se détériorent. Cela ne nous arrange pas, car nous tournons quasiment à perte. Que fait la SEEG ? », s’interroge une jeune commerçante.
À ces difficultés économiques s’ajoute une problématique majeure : l’insécurité.
« C’est un moment propice pour les délinquants d’opérer. Lorsqu’il y a ces coupures, le nombre de personnes victimes de braquages augmente » , témoigne un riverain.
En effet, ces délestages, le plus souvent nocturnes, créent un climat favorable aux actes de délinquance et menacent sérieusement la quiétude des populations. Entre obscurité prolongée et sentiment d’abandon, les habitants du Grand Libreville vivent au rythme d’une inquiétude permanente.
Par JMK