Libreville/Insécurité grandissante : L’échangeur de Nzeng Ayong transformé en un « no man’s land »
Échangeur de Nzeng-Ayong à Libreville ( Internet) Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Depuis quelque temps, la pègre qui écume les rues de Libreville a, semble-t-il, élu ses quartiers dans le sixième arrondissement notamment dans la zone de l’échangeur de Nzeng Ayong et de ses environs désormais transformé en zone de non droit.
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On pensait d’ailleurs que les casses et les déguerpissements des commerces anarchiques et spontanés qui avaient pignon sur rue opérés par les pouvoirs publics allient favoriser la quiétude des usagers à cet endroit, bien au contraire.
Le site est plutôt devenu un repaire de bandits de grand chemin et de jeunes désœuvrés dont l’objectif de la présence est de dépouiller les citoyens qui s’y hasardent par mégarde. Mais que faire quand l’endroit est reconnu comme étant le passage obligé pour faire ses emplettes ou regagner son domicile ? La caricature présenté aujourd’hui jette plutôt l’opprobre dans la lutte contre ce phénomène grandissant.
Une autre vue de l’échangeur de Nzeng-Ayong
Les populations environnantes ne savent même plus à quel saint se vouer. Car, sidérés de vivre l’inaction ou encore l’inefficacité dans cette zone des contrôles de police annoncé pourtant à grand scoop médiatique. D’où la crainte d’une justice populaire qui pourrait s’imposer comme ultime recours face à l’impuissance de la force publique.
En effet, braquages et vols à l’arme blanche ne se comptent plus de jour comme de nuit renforçant ainsi la psychose. Surtout durant les périodes de fortes affluences.
Si l’État est censé rendre la justice, il en va de soi que cette justice est à contre sens au travers le manque d’une action publique d’envergure dans la lutte contre le grand banditisme urbain qui fragilise la sécurité des populations.
Avec Thierry Mocktar