Enseignement supérieur privé/ANBG-Dette : l’État sommé de payer ses 12 milliards de francs cfa d’arriérés
l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) à Libreville Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Après la crise de l’Éducation nationale, une autre crise pourrait surgir dans le secteur de l’Enseignement supérieur privé, dès la semaine prochaine.
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Il s’agit de la dette de 12 milliards de francs cfa cumulée sur plusieurs années que l’État, à travers son bras séculier, l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG), devrait à plusieurs structures d’accueil pour les étudiants orientés par l’État. Ces structures privées se disent aujourd’hui « essoufflées ».
C’est plus de 7000 étudiants qui ont été orientés par l’État vers ces établissements au regard de la qualité de leurs programmes académiques. Et, si le montant exigé n’est pas effectivement payé dans les délais, la suspension des cours pourra être effective dès la première semaine du mois de mars 2026, en ont décidé les promoteurs de ces établissements donc les structures font face à plusieurs difficultés de trésorerie et de dysfonctionnement pour assurer leurs charges académiques.
Toutefois, la Conférence des grandes écoles universitaires privées, a proposé aux parents d’élèves de verser au moins un acompte de 50 % de la dette. Un montant remboursable une fois que l’État aura effectué son paiement.
À l’appel des parents d’élèves, le gouvernement est sommé d’agir des les brefs délais afin d’éviter a ce que les étudiants, dont une grande majorité d’étudiants en fin de cycle, ne soient pas suspendus des cours. Ce qui pourrait avoir des conséquences graves pour les apprenants.
Par Thierry Mocktar