Le piquet de grève des enseignants de l’équipe publique Martine Oulabou Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Le collectif des enseignants de l’école publique Martine Oulabou hausse le ton. Pour ces derniers, c’est désormais « tout ou rien ».
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La grève est effective à l’école publique Martine Oulabou, à Libreville, où notre équipe s’est rendue ce lundi 5 janvier en fin de matinée.
Les enseignants de cet établissement s’inscrivent pleinement dans le mouvement de grève des enseignants du Gabon, conduit par les organisations syndicales, dont SOS Éducation.
Après le dépôt d’un préavis de grève le 19 décembre dernier, les enseignants ont décidé de passer à l’action à compter de ce 5 janvier, rejoignant ainsi l’ensemble des établissements publics du pays concernés par le mouvement.
Sur place, le constat est sans équivoque.
Certains élèves étaient présents dans la cour de l’établissement, livrés à eux-mêmes, tandis que les enseignants observaient le piquet de grève.
La directrice de l’école, rencontrée dans son bureau, a décliné toute déclaration, indiquant ne pas disposer de l’autorisation nécessaire pour s’exprimer.
C’est la situation observée par notre équipe ce jour. Les enseignants ont déclenché une grève illimitée et réclament notamment la régularisation de leurs situations administratives avec effet solde, le paiement intégral des rappels de solde, le paiement des vacations après service fait, ainsi que de meilleures conditions de travail.
