La coalition appelle enfin à des mesures urgentes pour restaurer la confiance des acteurs du football gabonais Credit:© 2026 D.R./Le Radar
La coalition des candidats déclarés et acteurs majeurs du football gabonais monte au créneau. Lors d’une conférence de presse tenue mercredi à Libreville, son porte-parole, Sylvestre Obiang Engouang, a dénoncé de graves irrégularités dans la gouvernance de la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT), à quelques semaines du congrès électif prévu le 18 avril.
Au cœur des critiques : la mise en place jugée « irrégulière » de la commission électorale. La coalition accuse les dirigeants actuels d’avoir détourné le principe de souveraineté du Congrès pour justifier cette démarche. « La souveraineté ne saurait être un pouvoir absolu en dehors du respect des textes », a insisté M. Obiang Engouang, évoquant une violation des statuts en vigueur.
Une vue des membres de la coalition
Selon lui, la composition actuelle de la commission électorale contrevient aux dispositions prévues dans les textes de 2013 et 2025. Une situation qui, d’après la coalition, compromet la transparence et la crédibilité du processus électoral. Elle met en garde contre des élections susceptibles d’être contestées, tant au niveau national qu’international, avec le risque de sanctions pour la FEGAFOOT
Face à ces manquements, la coalition exige la dissolution immédiate de la commission électorale actuelle, le respect strict des prérogatives du bureau sortant et la mise en place d’un comité de normalisation sous supervision nationale et internationale.
Pour appuyer ses propos, le porte-parole s’est référé à l’article 1134 du Code civil, rappelant que « les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites ». Il estime qu’un scrutin organisé en dehors du cadre légal serait contraire aux principes de bonne gouvernance.
Les membres de la coalition
La coalition appelle enfin à des mesures urgentes pour restaurer la confiance des acteurs du football gabonais et plaide pour une normalisation du processus afin d’aboutir à des élections « transparentes et crédibles ».
Ismaël Mitoumba

