Gabon : Le BUGADA engage une coopération sous-régionale pour digitaliser la gestion des œuvres
Le Directeur général du BUGADA et le représentant de GMC-SA lors de la signature de la convention en Côte d’Ivoire Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Le Bureau Gabonais du Droit d’Auteur et des Droits Voisins (BUGADA) a annoncé, il y a quelques jours, la signature d’une convention stratégique avec General Management Corporation (GMC-SA), une entreprise ivoirienne spécialisée dans les solutions technologiques et la digitalisation d’événements culturels, notamment le FEMUA 18, qui appartiendrait à A’salfo, chanteur, homme d’affaires ivoirien et organisateur du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo.
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Selon le BUGADA, ce partenariat vise à moderniser les mécanismes de protection, d’exploitation et de valorisation des œuvres de l’esprit grâce à des outils innovants et digitalisés. L’institution évoque également un renforcement de la coopération sous-régionale en matière de gestion collective des droits d’auteur et des droits voisins.
Cependant, cette collaboration soulève déjà des interrogations. Pourquoi confier la digitalisation de la musique gabonaise à une société étrangère, au moment où la Ve République met en avant la nationalisation et la promotion des compétences locales ?
La poignée de main entre les deux hommes
Notre rédaction a contacté, ce dimanche 10 mai, un acteur culturel gabonais ayant requis l’anonymat. Ce dernier explique :
« Le BUGADA a besoin d’accompagnement pour sa structuration. Depuis sa mise en place, il n’y avait pas de véritable modèle répondant aux exigences des droits d’auteur. En réalité, c’était un peu le désordre. C’est maintenant que les choses vont démarrer et être mises en place » , a indiqué notre source.
Lors de son séjour en Côte d’Ivoire dans le cadre du FEMUA 18, dont le Gabon était l’invité d’honneur cette année, le directeur général du BUGADA, Borrys Ndong Nang, a rencontré le directeur général du BURIDA (Bureau Ivoirien du Droit d’Auteur). Les deux responsables ont eu un échange jugé constructif.
Le Gabon entend tirer profit de cette nouvelle collaboration pour structurer et dynamiser ce secteur.
Reste désormais à savoir quelles seront les retombées concrètes de cette convention pour les artistes gabonais et pour l’industrie musicale nationale.
