Michel Ongoundou Loundah, président du parti REAGIR Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Le parti Réappropriation du Gabon, de son Indépendance pour sa Reconstruction (REAGIR) a vivement réagi, dans un communiqué publié hier, à l’annonce d’une prétendue fusion impliquant des individus se réclamant de son identité.
Dans ce document, la formation politique informe ses militants et l’opinion publique de la « gravité » de la situation, qu’elle qualifie de tentative d’usurpation. « En politique, le réel finit toujours par briser le miroir des illusions », a déclaré le président du parti, Michel Ongoundou Loundah, avant de rappeler, en guise d’avertissement : « On peut falsifier un cachet, mais on ne maquille pas l’histoire. »
Le communiqué du parti
Une stratégie de falsification dénoncée
Selon REAGIR, les événements récents ne relèvent pas d’un simple incident, mais s’inscrivent dans une démarche organisée, mêlant opportunisme et intérêts personnels. Le parti évoque un « assaut contre l’éthique publique » et une atteinte à la crédibilité de l’engagement politique.
Le communiqué met en cause François Ndong Obiang et ses proches, accusés d’avoir orchestré une « mystification ». Exclus du parti en novembre 2024 pour falsification présumée de cachet, ils feraient actuellement l’objet de poursuites pour faux et usage de faux.
Page 2 du communiqué
REAGIR dénonce également une tentative d’appropriation de son identité visuelle, avec la modification de son logo protégé, ainsi que des actes qualifiés de vandalisme. Le parti affirme que ses anciens membres auraient occupé illégalement son siège pendant plusieurs mois avant de quitter les lieux en emportant du matériel.
Plusieurs personnes, dont Bruno Ondo Mintsa, Fabrice Ekomo Ossazeh et Denard Ovono, auraient été inculpées pour violation de domicile, menaces et voies de fait.
Une “fusion” jugée illégale
Le Bureau exécutif de REAGIR considère par ailleurs que la tentative de rapprochement avec l’UDB est « juridiquement nulle ». Elle rappelle qu’une décision de la Cour constitutionnelle, rendue le 6 septembre 2025, a invalidé les candidatures des personnes concernées, remettant en cause leur légitimité.
Le parti souligne également que le litige interne reste pendant devant la justice, rendant toute initiative officielle « irrecevable ».
Un enjeu au-delà du parti
Au-delà de ce différend, REAGIR estime que cette affaire pose un problème plus large pour la vie publique. « Lorsque l’usurpation devient une méthode, c’est la confiance entre les citoyens et leurs représentants qui est menacée », avertit le communiqué.
Suite et fin du communiqué du partiREAGIR
Une position ferme
Réaffirmant son identité, le parti insiste : REAGIR « n’est pas un fonds de commerce » et ne saurait être utilisé à des fins de marchandage politique.

