Politique / Loi d’Amnistie, marchés publics, Mbanié, code de la nationalité : Ensemble pour le Gabon interpelle le pouvoir
Le Président d’Ensemble pour le Gabon, Alain-Claude Bilie-By-Nze au cours de sa conférence de presse ce 1er avril 2026 à Libreville Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Le président d’Ensemble pour le Gabon (EPG), Alain-Claude Bilie-By-Nze, a animé une conférence de presse, ce mercredi 1er avril 2026, au siège de son parti à Libreville. Il était entouré de plusieurs responsables politiques, dont Michel Ongoundou Loundah, président du parti REAGIR, ainsi que des membres de la Coalition pour la Nouvelle République (CNR).
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Face à la presse, EPG et ses alliés ont réaffirmé leur volonté de porter une opposition qu’ils qualifient de « franche et crédible », dans un contexte politique qu’ils jugent préoccupant.
Quatre points ont été au centre de cette rencontre, dont trois exigences adressées aux autorités et une question d’actualité.
S’agissant de la loi sur l’amnistie, inscrite dans la Constitution adoptée en décembre 2024, Alain-Claude Bilie-By-Nze a déploré l’absence de clarté quant à l’identité des bénéficiaires. Cette loi, qui concerne les auteurs du coup d’État d’août 2023, qualifié de « coup de libération » par les autorités, suscite des interrogations. Le président du parti EPG estime que le public doit être informé sur les personnes concernées.
Autre sujet évoqué : les marchés publics. Selon le parti Ensemble pour le Gabon plus de 93 % des marchés attribués depuis septembre 2023 l’ont été de gré à gré. Une situation que le parti considère comme préoccupante, en raison du manque de transparence. Il appelle ainsi à la publication des informations relatives aux entreprises bénéficiaires, à leurs dirigeants ainsi qu’à leurs propriétaires.
Une vue de la salle
Le dossier de l’île Mbanié, objet d’un différend entre le Gabon et la Guinée équatoriale, a également été abordé. Le parti s’interroge sur le silence des autorités gabonaises, alors qu’un médiateur a été désigné par l’Union Africaine, il s’agit d’un ancien ministre des affaires étrangères du Burundi. Le parti appelle à une communication plus claire sur ce dossier.
Enfin, le Code de la nationalité, récemment publié au Journal officiel à travers l’ordonnance N° 0004/PR/2026
continue de susciter des réactions. Alain-Claude Bilie-By-Nze a critiqué la méthode adoptée, estimant qu’un tel sujet aurait nécessité un débat plus approfondi. Il s’interroge notamment sur l’opportunité de cette ordonnance, signée le 26 février, quelques jours avant la rentrée parlementaire du 3 mars.
