Lady Divine Mpala,Community Manager, lauréate du Trophée Femme CM 2024, maîtresse de cérémonie, femme engagée, salariée et freelance Credit:© 2026 D.R./Le Radar
À l’occasion de la Journée internationale du Community Manager, célébrée chaque dernier lundi de janvier, notre rédaction a rencontré Lady Divine Mpala, lauréate du Trophée Femme CM 2024, maîtresse de cérémonie, femme engagée, salariée et freelance pour évoquer l’évolution de ce métier en pleine expansion au Gabon.
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Un métier de plus en plus reconnu
« Je fais du marketing digital, de la création de contenu et de l’élaboration de stratégies de communication. Depuis plusieurs années, je travaille en tant que Community Manager, un métier qui me permet de connecter les marques à leurs publics à travers des stratégies engageantes, humaines et authentiques » , explique t-elle .
Selon elle, le métier de Community Manager est désormais mieux compris et valorisé au Gabon qu’il y a quelques années.
« Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises, d’institutions et même de personnalités reconnaissent qu’avoir une présence numérique cohérente est indispensable », souligne-t-elle. Toutefois, elle insiste sur la nécessité de mieux faire comprendre le rôle stratégique du CM, au-delà de la simple publication sur les réseaux sociaux.
Une expérience riche et diversifiée
Au fil de son parcours, elle a géré des pages et projets allant de petites structures à des marques plus établies, dans des secteurs variés. « Mon expérience m’a appris à créer du contenu adapté à chaque audience, à modérer avec tact et à construire de vraies relations entre la marque et sa communauté », confie-t-elle, évoquant également ses compétences en planification, publicité et analyse des performances.
CM et SEO : deux métiers complémentaires
Elle rappelle par ailleurs la différence entre le Community Manager et le SEO (Search Engine Optimization).
« Le CM gère la communication et l’interaction sur les réseaux sociaux, tandis que le SEO se concentre sur la visibilité d’un site web dans les moteurs de recherche. Les deux métiers sont complémentaires et doivent souvent collaborer », précise-t-elle.
Gérer de grandes communautés
Elle a déjà animé des communautés dépassant les 10 000 abonnés, dont certaines atteignant 50 000 membres. « Ces expériences m’ont appris la rigueur, l’écoute et la réactivité nécessaires pour maintenir un lien constant avec un large public, tout en préservant une cohérence d’image de marque », affirme-t-elle, tout en rappelant que la taille d’une communauté ne garantit pas son engagement.
Des défis quotidiens
Parmi les aspects les plus difficiles du métier, elle cite la gestion des critiques, la facturation des services et la gestion des crises. « Il faut aussi constamment s’adapter aux tendances, aux algorithmes et aux besoins de la communauté, et être connectée presque 24h/24 », reconnaît-elle, soulignant que ce métier exige empathie, patience et endurance.
Les qualités d’un bon CM
Pour elle, un bon Community Manager doit être créatif, à l’aise avec les outils numériques, capable de communiquer clairement, curieux, organisé et doté d’une grande capacité d’adaptation. « Mais surtout, il doit aimer les gens, car c’est un métier relationnel avant tout », insiste-t-elle.
Face au bad buzz
En cas de bad buzz, la professionnelle recommande avant tout le calme et l’analyse.
« Il faut comprendre la source du problème, puis communiquer de façon transparente, sans précipitation », explique-t-elle, évoquant la nécessité, selon les cas, d’une réponse officielle, d’un retrait de contenu ou d’une prise de parole humaine et constructive.
Un message d’espoir
Pour conclure, elle a tenu à remercier l’équipe du Radar pour cette invitation. « J’espère que mon parcours pourra inspirer d’autres jeunes à se lancer dans la communication digitale, car c’est un domaine d’avenir au Gabon et en Afrique » , a-t-elle déclaré.
