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Après plusieurs heures d’indisponibilité à la suite d’une attaque informatique, LeRadar reprend pleinement son activité. Au-delà de l’incident technique, cet épisode rappelle les fragilités auxquelles sont confrontés les médias gabonais, entre difficultés économiques, restrictions des canaux de diffusion et nouvelles menaces numériques. Sans désigner de responsables en l’absence de preuves, LeRadar entend poursuivre son travail : informer, vérifier et donner accès aux faits.
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Ces derniers jours, LeRadar a été la cible d’une attaque informatique qui a rendu son site indisponible en ligne pendant plusieurs heures. Cette interruption a empêché la publication normale de nos contenus et perturbé l’accès de nos lecteurs à notre média.
Nous leur présentons nos excuses.
Cet incident aurait pu n’être qu’un désagrément technique. Dans le contexte actuel, il appelle cependant une réflexion plus large sur les conditions dans lesquelles les médias gabonais tentent encore d’exercer leur métier.
Notre écosystème médiatique est déjà fragile. Beaucoup de rédactions travaillent avec des moyens limités, dans un environnement économique difficile qui rend chaque jour plus incertaine la survie des entreprises de presse. À ces difficultés structurelles est venue s’ajouter la suspension officielle des réseaux sociaux, qui prive les médias numériques d’une partie essentielle de leurs canaux de diffusion et de leur relation avec le public.
Il faut désormais compter avec les attaques informatiques.
Nous ignorons, à ce stade, l’identité de ceux qui ont attaqué LeRadar, leurs éventuels commanditaires et les intérêts qu’ils entendaient servir. Nous nous garderons donc de désigner qui que ce soit sans preuve. Le procédé, lui, mérite d’être dénoncé. Attaquer un média dans l’anonymat, empêcher momentanément ses lecteurs d’accéder à ses contenus et tenter de perturber son fonctionnement constituent des pratiques indignes et lâches.
Elles posent surtout une question : quel intérêt peut-il y avoir à empêcher un média d’informer ?
Un journal ne crée pas les événements qu’il rapporte. Il ne fabrique pas les faits qu’il porte à la connaissance du public. Il est un vecteur. Il recueille, vérifie, met en perspective et transporte l’information depuis l’endroit où elle existe jusqu’au citoyen qui a le droit d’en prendre connaissance.
S’en prendre au vecteur ne fait donc disparaître ni les faits ni la réalité.
Cette attaque n’entamera pas notre détermination. Elle nous rappelle au contraire pourquoi l’existence de médias libres, indépendants et accessibles demeure nécessaire. Lorsque les canaux d’information se réduisent, lorsque les possibilités de diffusion se restreignent et lorsque ceux qui continuent d’informer deviennent à leur tour des cibles, renoncer serait offrir une victoire trop facile à ceux qui préfèrent le silence.
LeRadar continuera donc son travail.
Avec les mêmes exigences : vérifier avant de publier, distinguer les faits des commentaires, donner à comprendre sans fabriquer, ouvrir ses colonnes aux analyses et aux opinions sans les confondre avec l’information.
Nous ne savons pas qui a voulu momentanément nous réduire au silence.
Nous savons en revanche ce que nous avons à faire.
Informer. Et continuer à informer.