Image ( illustration) Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Le mois d’octobre s’ouvre une nouvelle fois sous le signe de la sensibilisation aux cancers féminins. Au Gabon, le gouvernement annonce le lancement officiel de la campagne Octobre Rose 2026, prévu le 7 octobre prochain à l’Assemblée nationale, à Libreville.
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Placée cette année sous le thème « Unis par l’Unique », reconduit par rapport à l’édition précédente, la campagne entend remettre au premier plan la prévention, la sensibilisation et le dépistage des cancers féminins, notamment ceux du sein et du col de l’utérus.
Sensibilisation : les mêmes rendez-vous chaque année
Durant tout le mois d’octobre, les actions de sensibilisation doivent investir différents espaces publics : administrations, institutions, marchés, maternités et autres lieux fréquentés par les populations.
Le message reste le même : informer sur les facteurs de risque, encourager le dépistage et rappeler l’importance d’une prise en charge précoce.
Le gouvernement prévoit également des activités sportives et des actions ciblées en direction des femmes et des jeunes filles.
Mais au-delà des campagnes, des communications et des activités organisées chaque année, une question mérite d’être posée : quel est l’impact réel de plus d’une décennie d’Octobre Rose au Gabon ?
Des chiffres pour mesurer l’efficacité des politiques publiques
Depuis le lancement de la première campagne nationale en 2013, les éditions d’Octobre Rose se sont multipliées. Pourtant, les données permettant au grand public de mesurer l’évolution de la situation restent difficiles à appréhender.
Combien de femmes ont été dépistées depuis le début de ces campagnes ? Combien de nouveaux cas de cancer du sein et du col de l’utérus sont enregistrés chaque année ? Le nombre de diagnostics précoces a-t-il progressé ? Quel est aujourd’hui le taux de mortalité lié à ces pathologies ?
Autant de questions auxquelles des données statistiques régulièrement actualisées pourraient permettre de répondre.
Après 13 ans, quel bilan ?
La première campagne nationale d’Octobre Rose au Gabon a été lancée en 2013, à l’initiative de la Fondation Sylvia Bongo Ondimba, alors présidée par l’ancienne Première dame Sylvia Bongo Ondimba.
Treize ans plus tard, le rendez-vous est désormais bien installé dans le calendrier national. Chaque année, administrations, associations, professionnels de santé et acteurs de la société civile se mobilisent autour de la prévention et du dépistage.
Mais une campagne de sensibilisation ne se mesure pas uniquement au nombre d’activités organisées ou de personnes touchées par les messages.
Le véritable enjeu réside également dans la capacité à démontrer, chiffres à l’appui, les résultats obtenus.
À l’ouverture de cette nouvelle édition, la question reste donc posée : après plus d’une décennie d’Octobre Rose, le Gabon dispose-t-il d’un bilan national permettant de mesurer les progrès accomplis dans la prévention, le dépistage et la prise en charge des cancers féminins ?
Patrick ESSONE ENDAMNE