Plenn Okome, blogueuse sportive et militante engagée pour l’égalité dans le sport. Credit:© 2026 D.R./Le Radar
La Journée internationale du sport féminin, célébrée le 24 janvier dernier, est passée presque inaperçue au Gabon. Entre manque de visibilité et moyens limités, le sport féminin peine à se faire une place dans l’espace médiatique et politique. Rencontre avec Plenn Okome, blogueuse sportive et militante engagée pour l’égalité dans le sport.
« Le sport est un levier d’émancipation »
Blogueuse sportive gabonaise, Plenn Okome se définit comme une « Femme de sports » et consacre son énergie à mettre en lumière les femmes sportives du pays. Pour elle, « le sport est un levier d’émancipation, de cohésion sociale et de santé ».
Malgré celà, la Journée internationale du sport féminin est restée largement ignorée, tant par les responsables sportifs que par les médias locaux.
Des difficultés persistantes pour les sportives gabonaises
Selon Plenn Okome, les femmes sportives gabonaises sont confrontées à de nombreux obstacles à savoir :
Manque de moyens financiers
Insuffisance de compétitions régulières
Faible médiatisation
« Il existe pourtant des femmes talentueuses, ambitieuses et déterminées », affirme-t-elle, soulignant que les quelques progrès observés sont surtout le fruit de l’engagement personnel des athlètes elles-mêmes.
Des pistes d’amélioration nécessaires
Pour améliorer la situation du sport féminin au Gabon, Plenn Okome propose plusieurs pistes :
Encourager la pratique du sport chez les
jeunes filles à l’école et dans les quartiers.
Accompagner les encadreuses, dirigeantes et arbitres.
Renforcer la visibilité médiatique des sportives.
Allouer davantage de financements au sport féminin.
« On soutient ce que l’on voit » , rappelle-t-elle.
Un appel à l’égalité et à l’investissement
Plenn Okome estime que le sentiment d’inégalité entre sport masculin et sport féminin est fondé.
« Promouvoir le sport féminin permet d’élargir l’espace sportif national et d’offrir les mêmes chances à tous », explique-t-elle.
Elle lance également un appel aux autorités gabonaises : « Investir dans le sport féminin, c’est investir dans l’épanouissement de la femme, la santé, l’éducation et l’image du pays ».
Enfin, elle encourage les femmes à poursuivre leurs efforts : « Osons, croyons en notre valeur et avançons ensemble. Chaque pas compte ».
