L’ancien chef de l’État, Ali Bongo Ondimba Credit:© 2026 D.R./Le Radar
La bataille judiciaire autour de la reprise en main du Parti démocratique gabonais (PDG) continue de se jouer sur plusieurs fronts. En arrière-plan, une figure demeure omniprésente : celle d’Ali Bongo Ondimba, qui semble déterminé à conserver son influence sur la formation politique fondée par son père, Omar Bongo.
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Selon Jeune Afrique, dans un article publié le 15 mai dernier, l’ancien chef de l’État conteste depuis son exil parisien sa mise à l’écart de la direction du parti devant les juridictions compétentes. Une démarche qui témoigne, malgré sa chute du pouvoir, d’une volonté manifeste de ne pas abandonner le terrain politique.
Renversé lors du coup d’État du 30 août 2023, Ali Bongo ne semble, en effet, pas avoir définitivement tourné la page de la vie publique. D’après plusieurs de ses proches, l’ancien président continue d’afficher une certaine capacité de résistance face aux bouleversements politiques et personnels qu’il a traversés ces dernières années.
Ses soutiens rappellent notamment qu’au lendemain du putsch, alors que des options de départ à l’étranger lui avaient été proposées pour des raisons médicales, il a refusé de quitter le Gabon sans son épouse Sylvia Bongo et son fils Noureddin, alors détenus par les nouvelles autorités. Ce n’est qu’après leur libération qu’il a finalement accepté de rejoindre la France.
Dans son entourage, certains estiment également qu’Ali Bongo a souvent dû composer avec des rivalités internes, y compris au sein de son propre cercle politique et familial. Malgré ces tensions, il aurait néanmoins conservé ses ambitions et sa volonté de peser sur les recompositions en cours au sein du paysage politique gabonais.
Affaibli depuis l’accident vasculaire cérébral (AVC) dont il a été victime en octobre 2018, l’ancien chef de l’État continue toutefois d’entretenir des relations avec ses anciens collaborateurs et de suivre de près l’évolution du PDG. Malgré des séquelles physiques visibles et des difficultés d’élocution, il demeure engagé dans les enjeux liés à l’avenir de son parti.
Jeune Afrique rapporte ainsi que, depuis Paris, Ali Bongo multiplie les échanges avec plusieurs responsables politiques gabonais. Le média cite notamment Ali Akbar Onanga Y’Obegue, ancien ministre et ex-secrétaire général du gouvernement, qui avait diffusé, en février 2025, une vidéo montrant l’ancien président lui remettant des documents relatifs à son projet de reprise du PDG.
Pour plusieurs observateurs, ces initiatives traduisent une volonté claire : celle de demeurer un acteur influent du jeu politique gabonais, malgré la perte du pouvoir, l’exil et l’affaiblissement de son autorité institutionnelle. Plus de deux ans après sa chute, Ali Bongo continue ainsi de projeter son ombre sur la scène politique nationale, entre héritage partisan, bataille judiciaire et ambitions encore perceptibles.