Lycée public d’Akebe à Libreville ( internaute) Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Contrairement au communiqué du ministère de l’Éducation nationale annonçant la reprise des cours ce lundi 19 janvier 2026, les établissements publics de Libreville comme de l’intérieur du pays sont restés fermés, à l’exception de quelques-uns qui ont ouvert, mais très peu d’élèves.
Dans un communiqué n°001, le ministère indiquait pourtant que « suite aux avancées significatives du dialogue, les activités pédagogiques reprendront leur cours normal à partir du 19 janvier 2026 », déclaration réaffirmée par le secrétaire général du ministère.
Sur le terrain, la réalité est tout autre. Le mouvement SOS Éducation, engagé dans une grève générale et illimitée, entame sa deuxième semaine de mobilisation. Réunis en assemblée générale le samedi 17 janvier 2026 à Libreville, les syndicats ont décidé de reconduire le mot d’ordre de grève, réitérant leur slogan : « Cette fois, c’est tout ou rien. »
Lycée public jean Arsène Bounguendza à Lastoursville. Dans l’Ogooué lolo, ce 19 janvier 2026
Le mot d’ordre est largement suivi sur l’ensemble du territoire national, paralysant le système éducatif public alors même que le deuxième trimestre est censé démarrer. Un bras de fer est désormais engagé entre les syndicats et le ministère de l’Éducation nationale, qui tente de ramener le calme.
Selon le compte rendu de l’assemblée générale, les enseignants affirment qu’aucune reprise des cours ne sera envisagée tant que leurs revendications légitimes n’auront pas reçu de réponses concrètes et satisfaisantes.
La base syndicale rejette désormais tout dialogue avec la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, ainsi qu’avec le vice-président du gouvernement.
Désormais, les enseignants reconnaissent comme seul interlocuteur Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la République gabonaise. SOS Éducation précise par ailleurs que toute rencontre éventuelle devra se tenir avec l’ensemble des enseignants et non avec des représentants isolés.
Anticipant d’éventuelles mesures de rétorsion, le syndicat met en garde contre des « tentatives d’intimidation, des menaces ou des pressions administratives et financières, notamment à travers des discours évoquant la coupure des salaires ». SOS Éducation rappelle que « le droit de grève est garanti par la Constitution gabonaise » et qu’ « aucune sanction arbitraire, menace illégale ou retenue abusive de salaire ne peut être appliquée en dehors du cadre légal ».
