Les agents recenseurs sur le terrain (Internet) Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Lancé le 13 février dernier sur l’ensemble du territoire national, le Recensement général de la population et du logement (RGPL) 2026 fait face à des perturbations liées au non-paiement des agents recenseurs.
Dans plusieurs localités, notamment à l’intérieur du pays, certains ont suspendu leurs activités.Plus de 400 agents sont mobilisés pour cette opération d’envergure.
Déployés dans les villes, villages, quartiers et zones enclavées, ils sont chargés de collecter des données essentielles auprès des populations. Identifiables à leurs gilets et équipements, ces agents dénoncent toutefois le non-respect des engagements financiers pris par les autorités.
Un cliché des agents
Selon leurs témoignages, un montant supérieur à 300 000 francs CFA était prévu par agent. À ce jour, seule une avance de 150 000 francs CFA aurait été versée. Depuis, aucun autre paiement n’a été effectué.
« Nous prenons en charge nos frais de transport, alors que la charge de travail est importante : environ dix ménages par jour et plus de 100 questions par habitant. Beaucoup d’agents ont déjà abandonné » , confie un recenseur basé à Libreville, ayant requis l’anonymat.
Les agents affirment également avoir prolongé leur mission de deux semaines supplémentaires, dans l’attente du règlement de leurs indemnités.
Malgré ces difficultés, les données collectées demeurent cruciales pour l’État. Elles permettront de mieux orienter les politiques publiques, notamment dans les domaines des infrastructures, du logement, de la santé et de l’aménagement du territoire.
