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Diplomatie : Alfred Nguia Banda, un symbole d’inclusion


Diplomatie : Alfred Nguia Banda, un symbole d’inclusion

Alfred Nguia Banda Credit:© 2026 D.R./Le Radar

Ouvrant un nouveau chapitre de la diplomatie gabonaise à l’orée de l’avènement de la Ve République, six nouveaux ambassadeurs, nommés en Conseil des ministres conformément aux dispositions de la loi n°12/2024 du 31 juillet 2024, ont récemment prêté serment devant le Président de la République.

Ce moment solennel marque, une fois de plus, l’engagement du Gabon sur la scène internationale. Les nouveaux chefs de mission diplomatique ont ainsi la responsabilité de défendre, avec loyauté, les intérêts nationaux et de contribuer au rayonnement professionnel de la diplomatie gabonaise dans leurs États d’accréditation.

Parmi ces nominations, celle d’Alfred Nguia Banda au poste d’ambassadeur, Haut Représentant du Gabon près la République française, retient particulièrement l’attention. Ancien exilé en France sous l’ère d’Ali Bongo, le natif du village Omoï, dans la province du Haut-Ogooué, la province natale du chef de l’État, a su rebondir là où on l’attendait le moins.

Cette promotion illustre la volonté d’inclusion prônée par le président Brice Clotaire Oligui Nguéma dans la reconstruction du Gabon, après quatorze années marquées par un profond désastre politique, économique et social, imputé à la gouvernance du régime déchu.

Très connu des milieux politiques gabonais, Alfred Nguia Banda s’est également distingué par ses prises de position tranchées contre l’ancien régime, qu’il qualifiait de « République bannière » ou de « République au village », exprimant ainsi son indignation face au modèle de gestion et de gouvernance alors en vigueur.

Il incarne, aux yeux de nombreux observateurs, un exemple d’intégrité, de responsabilité et de mérite, des valeurs aujourd’hui fortement recherchées au sein de la nouvelle élite politique et administrative du pays. En 2016, après avoir quitté le Parti démocratique gabonais (PDG), ancien parti au pouvoir, il crée le Rassemblement républicain et socialiste (RRS), un mouvement qu’il dit inspiré des idées socialistes de Jean Jaurès.

Si Alfred Nguia Banda, au regard des hautes fonctions administratives qu’il a occupées par le passé, mérite cette promotion et la confiance placée en lui par le chef de l’État, tel ne serait pas nécessairement le cas pour d’autres anciens exilés ou activistes. Une situation qui soulève de nombreuses interrogations et suscite des débats dans plusieurs milieux du pays quant à leur capacité respective à répondre aux attentes du peuple gabonais.

Avec Thierry Mocktar

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