Éléphants contre agriculteurs : à Mékambo, le WWF cherche la voie d’une cohabitation possible
La rencontre entre les populations de Mékambo et le WWF Gabon Credit:© 2026 D.R./Le Radar
À Mékambo, dans le département de la Zadié, la cohabitation entre populations rurales et éléphants demeure un enjeu majeur. Du 3 au 7 septembre 2026, une mission du WWF Gabon s’est rendue dans la localité pour sensibiliser les communautés et les acteurs locaux aux moyens de prévenir les conflits entre l’Homme et la faune sauvage.
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Le Gabon possède l’une des plus importantes populations d’éléphants de forêt au monde. Un patrimoine naturel exceptionnel qui constitue une richesse pour la biodiversité du pays, mais qui pose également des défis considérables aux communautés vivant à proximité des zones forestières.
C’est dans ce contexte qu’une mission du WWF Gabon, conduite par Mme Mélissa Sophie Dondyas, responsable de la communication de l’organisation, a séjourné du 3 au 7 septembre à Mékambo, dans le département de la Zadié. L’objectif : renforcer la communication et la sensibilisation autour du conflit Homme-Faune, avec un accent particulier sur les interactions entre les populations et les éléphants.
Quand la conservation se heurte aux réalités du terrain
L’expansion des activités humaines et la pression exercée sur les espaces naturels favorisent la multiplication des interactions entre les populations et la faune sauvage. Dans plusieurs zones rurales, ces situations peuvent directement affecter les activités agricoles et, par conséquent, les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire des ménages.
Photo de famille
Au-delà des dégâts occasionnés, ces confrontations peuvent progressivement installer un climat de méfiance à l’égard de la faune sauvage. Pour les communautés, la conservation des éléphants ne peut donc être dissociée des réalités économiques et sociales auxquelles elles sont confrontées quotidiennement.
Le conflit Homme-Éléphant apparaît ainsi comme une problématique complexe, à la croisée des enjeux de conservation de la biodiversité, d’occupation des terres, d’accès aux ressources naturelles et de protection des activités des populations.
Miser sur les communautés pour prévenir les conflits
Face à ces défis, le WWF Gabon entend contribuer à la réduction du conflit Homme-Éléphant à travers une campagne nationale de sensibilisation destinée à améliorer les connaissances, les attitudes et les pratiques des populations et des différentes parties prenantes.
La démarche repose notamment sur la promotion de bonnes pratiques permettant de prévenir les conflits et de favoriser une meilleure cohabitation avec les éléphants.
Elle vise également à renforcer l’implication des communautés, des leaders locaux et des décideurs dans les stratégies de conservation.
Pour y parvenir, le WWF privilégie une approche participative, inclusive et multicanale, combinant la sensibilisation communautaire de proximité, l’utilisation d’outils visuels et pédagogiques élaborés dans le cadre de l’approche C2C, ainsi que l’implication des autorités locales.
L’ enjeu est donc double : protéger une espèce emblématique du patrimoine naturel gabonais tout en prenant davantage en compte les préoccupations des populations qui vivent au quotidien au contact de la faune sauvage.
La rencontre s’est achevée autour d’un repas, dans une atmosphère marquée par les échanges et le dialogue entre les différents participants.
Par Mohamed Ebatchie
