Bitam : deux nourrissons périssent dans un incendie sur fond de coupures d’électricité
Le lieu du drame au quartier Bitam 1 Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Quelques semaines après la mort tragique de six enfants dans un incendie à Mouila, un nouveau drame endeuille le Gabon. Dans la nuit du 9 au 10 septembre 2026, deux nourrissons ont péri dans l’incendie d’une habitation au quartier Bitam 1, non loin du stade de la ville. Un troisième enfant, âgé de moins de six ans, aurait, quant à lui, réussi à échapper aux flammes.
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Deux nourrissons périssent dans un incendie sur fond de coupures d’électricité
Au-delà de l’émotion suscitée par ce nouveau drame, les circonstances rapportées ramènent brutalement sur le devant de la scène la question des coupures d’électricité intempestives et récurrentes qui continuent d’affecter les populations.
Une bougie allumée après une coupure
Selon les premiers éléments recueillis, une coupure d’électricité serait intervenue dans la soirée. Pour éclairer la maison, la mère de famille aurait alors allumé une bougie.
Quelque temps plus tard, une amie serait venue l’inviter à sortir. Les enfants, qui dormaient, seraient restés dans l’habitation. La bougie, vraisemblablement mal positionnée, aurait alors provoqué le départ du feu en l’absence de leur mère.
Les flammes se seraient rapidement propagées, ne laissant pratiquement aucune chance aux deux nourrissons. Un troisième enfant, âgé de moins de six ans, aurait toutefois survécu.
L’enquête devra désormais établir les circonstances exactes du sinistre et confirmer, ou non, l’origine du départ de feu.
Bitam, en plein cœur de la ville, et pourtant dans le noir
Ce drame prend une dimension particulière puisqu’il s’est produit non pas dans une zone reculée, mais en plein cœur de la ville, au quartier Bitam 1.
L’enfant rescapé
La ville est pourtant censée bénéficier de l’accord énergétique conclu entre le Gabon et la Guinée équatoriale, destiné notamment à améliorer l’alimentation électrique de Bitam et d’une partie du Woleu-Ntem.
Dès lors, une question se pose : si des coupures suffisamment longues et répétées pour contraindre certaines familles à recourir à des moyens d’éclairage de fortune persistent au cœur même de Bitam, qu’en est-il des zones les plus éloignées et les moins bien desservies ?
Deux nourrissons viennent de perdre la vie dans des circonstances dramatiques. Ce nouvel incendie rappelle que les défaillances du service public de l’électricité ne se résument pas à de simples désagréments domestiques ou à quelques heures passées dans l’obscurité.
Lorsqu’une coupure contraint une famille à utiliser une bougie pour s’éclairer, le risque dépasse le simple inconfort. Il peut devenir une question de sécurité, voire de vie ou de mort.
À Bitam, ce risque vient malheureusement de prendre un visage tragique.