Ngounié : les autorités mettent fin à la marche des « Femmes Braves », le dialogue privilégié
Les femmes Braves de Mouila ( G4 news) Credit:© 2026 D.R./Le Radar
La marche des « Femmes Braves », lancée le 15 juillet à Mouila en direction de Libreville, a été interrompue par les autorités administratives de la province de la Ngounié. Le préfet de la Douya-Onoye, Alphonse Ndemé, assurant l’intérim du gouverneur, a justifié cette décision par des impératifs de sécurité et le respect de la réglementation encadrant les manifestations publiques.
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Parties de Mouila avec l’ambition de parcourir près de 500 kilomètres à pied jusqu’à Libreville, les manifestantes ont dû mettre un terme à leur périple le 20 juillet, après seulement 27 kilomètres, entre Doubou et Mboukou.
À travers cette initiative qu’elles qualifient de citoyenne et pacifique, les « Femmes Braves » entendaient solliciter une audience auprès du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et de la Première dame, Zita Oligui Nguema, afin d’attirer leur attention sur les difficultés auxquelles fait face la province de la Ngounié.
Les revendications portent notamment sur l’absence d’un marché moderne, le manque d’une caserne de sapeurs-pompiers, l’insuffisance d’établissements scolaires de proximité ainsi que le déficit d’infrastructures et d’équipements jugés essentiels au développement de la commune.
Si leur marche a été stoppée, les initiatrices assurent ne pas renoncer à leur démarche. Elles annoncent vouloir revoir leur stratégie afin de poursuivre leurs revendications, tout en rappelant que leur mouvement n’est animé par aucune ambition politique, mais par la volonté d’obtenir un échange direct avec le chef de l’État.
À la suite de cette interruption, une séance de travail a réuni les représentantes du mouvement et les autorités administratives locales. Le préfet Alphonse Ndemé a invité les manifestantes à privilégier les voies institutionnelles pour faire entendre leurs doléances, ouvrant ainsi la voie à une éventuelle poursuite du dialogue entre les deux parties, rapporte Gabonreview.