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Fête des Cultures / après l’incident sur scène, Espoir La Tigresse reçoit le soutien de l’Association Gabon Les Femmes : Savoir Dire Non aux Violences


Fête des Cultures / après l’incident sur scène, Espoir La Tigresse reçoit le soutien de l’Association Gabon Les Femmes : Savoir Dire Non aux Violences

L’artiste Espoir La Tigresse à gauche, le logo de l’Association Gabon Les Femmes : Savoir Dire Non à droite Credit:© 2026 D.R./Le Radar

L’incident survenu lors de la prestation d’Espoir La Tigresse à la 15ᵉ édition de la Fête des Cultures continue de susciter des réactions. L’Association Gabon Les Femmes : Savoir Dire Non aux Violences est montée au créneau ce lundi 24 août 2026, dénonçant ce qu’elle considère comme un traitement injuste infligé à l’artiste gabonaise.

Espoir La Tigresse reçoit le soutien de l’Association Gabon Les Femmes : Savoir Dire Non aux Violences

La polémique autour du passage d’Espoir La Tigresse à la Fête des Cultures est loin de retomber. Après la réaction du comité d’organisation, c’est au tour de l’Association Gabon Les Femmes : Savoir Dire Non aux Violences de prendre position.

Dans une publication diffusée ce lundi sur sa page officielle Facebook, l’association dit s’indigner face à ce qui lui apparaît comme un « sabotage » de la prestation de l’artiste et réclame des explications plus approfondies sur les circonstances de l’incident.

« Nous demandons toute la lumière sur les faits. Un simple communiqué ne suffit pas. Une artiste gabonaise ne doit subir ni humiliation, ni violence, ni traitement discriminatoire sur une scène qui doit valoriser son talent » , déclare l’association.

« Nous existons depuis le 28 avril 2019 et nous sommes précurseurs dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Ce n’est pas la première fois que l’artiste est victime de ce type de comportement » , indique Marie-Sylvie Hervo Akendengue, fondatrice de l’association.

À travers cette sortie, l’organisation réaffirme également son engagement contre toutes les formes de violences faites aux femmes.

Un incident au cœur de la polémique

Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, Espoir La Tigresse s’est produite sur la scène de la Fête des Cultures, événement organisé sous l’égide du ministère de la Culture. Au cours de son passage, des problèmes techniques auraient perturbé sa prestation.

L’artiste avait alors dénoncé publiquement ce qu’elle considérait comme un boycott, provoquant rapidement de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.

Face à la polémique, le comité d’organisation de la Fête des Cultures avait publié un communiqué afin d’apporter des éclaircissements. Celui-ci explique que l’interruption de la prestation serait liée au retard accumulé dans le déroulement de la soirée.

Selon les organisateurs, ce retard aurait rendu nécessaire « l’écourtement de plusieurs prestations afin de respecter le temps global imparti à l’événement » .

Espoir La Tigresse conteste la version des organisateurs

Dans un direct diffusé sur Facebook, l’artiste a également livré sa version des faits.

« Je suis arrivée à 23 heures. C’est le ministère de la Culture qui m’a appelée. Ils m’ont fait prester à 2 heures. C’est à 2 heures qu’ils viennent me dire de monter sur scène, sans m’annoncer » , explique-t-elle.

Cette sortie du comité d’organisation n’a toutefois pas mis fin à la controverse. L’artiste a, à son tour, réagi sur les réseaux sociaux pour contester la version présentée par le comité d’organisation.

Pour Espoir La Tigresse, les circonstances de son passage témoigneraient plutôt de certaines insuffisances dans l’organisation de l’événement.

La polémique prend d’autant plus d’ampleur que cette prestation marquait le retour de la la Fête des Cultures après huit années d’arrêt.

Avec l’intervention de l’Association Gabon Les Femmes : Savoir Dire Non aux Violences, l’affaire dépasse désormais le seul cadre d’un différend entre une artiste et les organisateurs. Elle pose également la question des conditions de traitement des artistes, notamment des femmes, lors des grands rendez-vous culturels nationaux.

En attendant d’éventuelles explications complémentaires, les versions de l’artiste et du comité d’organisation restent au cœur du débat.

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