Ogooué-Ivindo : à trois jours de la Fête de la Libération, les festivités se préparent sur fond de détention d’Alain-Claude Bilie-By-Nze
Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien chef du gouvernement gabonais Credit:© 2026 D.R./Le Radar
À Makokou, les préparatifs de la Fête de la Libération battent leur plein. Pourtant, à mesure que se rapproche le 30 août, une réalité politique et judiciaire vient assombrir l’ambiance : Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre et figure politique majeure de l’Ogooué-Ivindo, reste derrière les barreaux.
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Caravane médicale, symposium scientifique consacré à la Libération, ouverture d’un méga-centre commercial et inauguration de plusieurs infrastructures figurent notamment au programme. Un ensemble d’activités qui traduit la volonté des autorités de donner à cette édition une dimension particulière et de mettre en avant les perspectives de développement de la province.
Mais derrière l’effervescence des préparatifs, une question demeure dans l’opinion : peut-on parler d’une fête pleinement réussie alors qu’un des principaux fils politiques de la province, l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, est toujours détenu ?
L’ancien chef du gouvernement est placé sous mandat de dépôt depuis trois mois dans le cadre de poursuites judiciaires que ses avocats estiment infondées. Sa détention intervient alors que la province s’apprête à recevoir les plus hautes autorités de l’État pour célébrer la Libération.
Les conditions de détention de l’ancien Premier ministre ont également suscité des réactions de la part de ses conseils. Me Thierry Nguia, membre du collectif d’avocats d’Alain-Claude Bilie-By-Nze, a notamment vivement dénoncé les conditions dans lesquelles son client serait détenu.
Ainsi, si les festivités du 30 août devraient mettre en lumière les réalisations et les projets engagés dans l’Ogooué-Ivindo, elles interviennent également dans un contexte politique et judiciaire qui ne laisse pas indifférent.
À Makokou, la fête se prépare donc sous le signe de la célébration, mais aussi avec, en toile de fond, une situation judiciaire qui pourrait donner à cette troisième édition de la Fête de la Libération une tonalité particulière.
Patrick Essone Endamne