Siège de la CNSS à Libreville ( Internet) Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Des années de cotisations, mais toujours une attente interminable. Installés hors du Gabon, de nombreux retraités dénoncent les difficultés persistantes à percevoir leurs pensions, entre lenteurs administratives, retards de paiement et sentiment d’abandon.
Pour de nombreux retraités gabonais vivant à l’étranger, percevoir leur pension relève aujourd’hui d’un véritable parcours du combattant. Après des années de travail et de cotisations, ces anciens actifs ont le sentiment d’être considérés non pas comme des ayants droit, mais comme des usagers constamment soumis à la suspicion et aux contraintes administratives.
Procédures complexes, retards de paiement répétés, difficultés de suivi des dossiers : les témoignages de certains retraités installés hors du Gabon révèlent une situation préoccupante. Beaucoup d’entre eux, souvent âgés et confrontés à des problèmes de santé, doivent compter sur le soutien de leurs proches pour faire face aux dépenses du quotidien, en attendant le versement d’une pension pourtant acquise après des décennies de contribution.
Au-delà des dysfonctionnements administratifs, c’est le sentiment de mépris qui est le plus vivement dénoncé. Pour ces retraités, réclamer leur pension ne devrait pas être perçu comme une faveur accordée par l’administration, mais comme l’exercice d’un droit fondamental.
Une pension de retraite n’est pas une assistance. Elle constitue la contrepartie d’une vie de travail et de sacrifices. Lorsqu’une institution chargée de garantir ce droit peine à assurer des paiements réguliers et un accompagnement digne, c’est la confiance des citoyens envers l’État qui se trouve fragilisée.
Car derrière chaque dossier de retraite, il y a une histoire humaine. Et le respect dû aux anciens travailleurs ne devrait connaître aucune frontière, qu’ils résident au Gabon ou à l’étranger.
RDB