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Affaire Bilie-By-Nze : le silence des autorités face à la montée des appels à sa libération 


Affaire Bilie-By-Nze : le silence des autorités face à la montée des appels à sa libération 

Les cinq personnalités politiques qui demandent la libération d’Alain-Claude Bilie-By-Nze Credit:© 2026 D.R./Le Radar

Cinq mois après son placement en détention, les appels à la libération d’Alain-Claude Bilie-By-Nze se multiplient. Plusieurs responsables politiques, issus de sensibilités différentes, dénoncent une situation qu’ils jugent préoccupante. Face à cette mobilisation croissante, les autorités restent, pour l’heure, silencieuses.

Affaire Bilie-By-Nze : le silence des autorités face à la montée des appels à sa libération

 
Les prises de position en faveur de l’ancien Premier ministre se sont multipliées ces dernières semaines. Stéphane Germain Iloko Boussengui, ancien candidat à l’élection présidentielle et président-fondateur du Large Rassemblement Arc-en-ciel, Pierre-Claver Maganga-Moussavou, ancien vice-président de la République, Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, député d’Akanda, Benoît Mouity Nzamba, président du Parti gabonais du progrès (PGP), ou encore Michel Ongoundou Loundah, ancien sénateur de la Transition et président du parti REAGIR, ont publiquement plaidé en faveur de sa libération.

 
Sur LeRadar.ga, Michel Ongoundou Loundah a notamment lancé une rubrique intitulée « Les lundis pour Bilie-By-Nze », consacrée à la situation de l’ancien chef du gouvernement. Dans sa tribune, il a également invité toutes les bonnes volontés, au-delà des appartenances et des sensibilités politiques, à se manifester en faveur d’une issue respectueuse des droits d’Alain-Claude Bilie-By-Nze. Nul doute que cet appel trouvera un écho à mesure que le débat gagne en visibilité.

 
Cinq mois de détention

 
Alain-Claude Bilie-By-Nze a été interpellé le 15 avril 2026, puis placé sous mandat de dépôt le lendemain à la prison centrale de Libreville. Les informations publiées à l’époque faisaient état d’une inculpation pour des faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance.

 

L’affaire porterait notamment sur le non-remboursement allégué d’une somme de cinq millions de FCFA remise en 2008 dans le cadre de la Fête des cultures.

 

Cinq mois plus tard, les interrogations portent désormais autant sur la durée de la détention que sur les suites judiciaires réservées à cette procédure.

 
Le silence interroge

 
Alors que les appels à sa libération gagnent en visibilité dans les médias et sur la scène politique, aucune réaction officielle n’est, à ce stade, venue répondre publiquement à ces différentes prises de position.

 
Pour ses soutiens, le débat dépasse désormais le seul sort de l’ancien Premier ministre. Il touche aux garanties judiciaires, au respect des droits de la défense et, plus largement, à la confiance que les citoyens peuvent placer dans une justice indépendante et équitable.

« En tant qu’homme politique, je pense qu’Alain-Claude n’a rien à faire en prison », a déclaré l’honorable Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi.

 
Cette déclaration résume une préoccupation désormais portée par des voix de plus en plus diverses. À mesure que les appels à la libération d’Alain-Claude Bilie-By-Nze se multiplient, le silence des autorités devient lui-même un élément du débat.

 

Cinq mois après son incarcération, l’attente ne porte donc plus seulement sur l’évolution du dossier, mais sur la capacité de la justice à apporter une réponse claire à une affaire qui occupe désormais une place croissante dans l’espace public.

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