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Pêche : Libreville réclame un partenariat plus équitable avec l’Union européenne


Pêche : Libreville réclame un partenariat plus équitable avec l’Union européenne

Le centre de pêche de Libreville ( Internet) Credit:© 2026 D.R./Le Radar

Le Gabon a décidé de ne pas renouveler, en l’état, l’accord de partenariat de pêche qui le liait à l’Union européenne. Arrivé à échéance le 28 juin 2026, le protocole encadrant l’accès des navires européens aux eaux gabonaises n’a pas été reconduit, confirmant la volonté des autorités de revoir les conditions d’exploitation des ressources halieutiques nationales.

Cette décision intervient près d’un an après les critiques formulées par le président de la République, qui avait qualifié cet accord de « profondément déséquilibré », estimant que le Gabon ne tirait pas un bénéfice suffisant de l’exploitation de ses ressources marines.

Selon les autorités gabonaises, citées par la presse locale, près de vingt années de coopération avec l’Union européenne ont mis en évidence les limites de ce partenariat. Si l’accord permettait aux flottes européennes d’accéder à certaines ressources halieutiques du pays, les retombées économiques pour le Gabon sont restées modestes au regard du potentiel du secteur.

Les évaluations successives ont notamment montré qu’une grande partie des captures effectuées dans les eaux gabonaises était destinée aux marchés internationaux, sans transformation locale significative. Une situation qui a limité le développement d’une industrie nationale de la pêche, la création d’emplois et la production de valeur ajoutée sur le territoire.

Face à cette décision, l’Union européenne affiche sa volonté de maintenir un partenariat avec Libreville. Dans une publication diffusée sur sa page Facebook quelques jours avant l’expiration du protocole, Bruxelles indique que « l’UE et le Gabon ont assuré une fin ordonnée » de l’accord et poursuivi leurs efforts pour orienter l’appui sectoriel européen vers des projets structurants.

L’Union européenne affirme également être disposée à répondre « de manière constructive et transparente » aux préoccupations exprimées par les autorités gabonaises. Elle se dit prête à ouvrir des négociations en vue d’un nouvel Accord de partenariat de pêche durable de nouvelle génération, accompagné d’un nouveau protocole d’application.

« Notre approche est tournée vers l’avenir : préserver ce qui fonctionne, traiter les obstacles de manière pragmatique et construire un cadre rénové, équilibré et efficace. L’Union européenne se tient prête à négocier un nouvel accord mutuellement bénéfique » , souligne Bruxelles.

En refusant de reconduire automatiquement cet accord, Libreville envoie un signal clair : le Gabon entend désormais défendre une exploitation plus avantageuse de ses ressources halieutiques et inscrire leur gestion dans une logique de souveraineté économique et de création de valeur sur le territoire national.

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